Biographie de Molière

Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris le 15 janvier 1622. Il était à priori destiné à succéder à son père en tant que valet de chambre-tapissier du roi. Mis très tôt en apprentissage dans la boutique paternelle, à quatorze ans il savait tout juste lire, écrire et compter. Il eut alors la chance que son grand-père maternel ait beaucoup aimé la comédie. Ce dernier emmenait parfois son petit-fils à l’Hôtel de Bourgogne où se jouaient des pièces comiques. Chaque fois qu’il avait assisté à une de ces comédies, le jeune garçon devenait plus distrait dans son travail et rechignait devant les perspectives qu’offrait sa future profession.

Aidé par son aïeul, il obtint de faire des études. Cinq ans lui suffirent pour achever ses cours, y compris la philosophie. Au collège, il avait fait la connaissance de plusieurs amis qui influèrent sur sa destinée. Le prince de Conti, frère du grand Condé, fut l’un d’eux. Il s’en souvint d’ailleurs volontiers par la suite. Un autre de ces amis présenta le jeune Poquelin à son précepteur Gassendi. Ce dernier donna l’idée à Molière de traduire Lucrèce. (Malheureusement, le manuscrit s’est perdu.) Jean-Baptiste devint également le compagnon de Cyrano de Bergerac. Il s’inspira d’ailleurs plus tard du « Pédant joué » de Cyrano pour écrire deux scènes pour « les Fourberies de Scapin ».

A la fin de ses études, Molière fut obligé de remplacer son père dans sa charge de valet-tapissier du roi car il était devenu trop âgé. C’est ainsi qu’il suivit Louis XIII dans son voyage à Narbonne, en 1641. A son retour, il fut témoin de l’éxécution de Cinq-Mars. Dégoûté par une justice qu’il n’appréciait pas, dans les années qui suivirent, il alla étudier le droit à Orléans où il obtint son diplôme d’avocat. Malgré son succès dans ce créneau, son goût du théâtre l’emporta. Après avoir fréquenté les tréteaux du Pont-Neuf,  les Italiens et Scaramouche, il prit la tête d’une petite troupe de comédiens. Les frères Béjart, leur soeur Madeleine et Duparc faisaient partie de la bande qui avait pris le nom d’Illustre Théâtre.

Les dettes de la petite troupe valurent à Jean-Baptiste quelques jours de prison en aout 1645., et ce fut l’affection de ses comédiens qui le tira d’affaire. Il décida alors de rompre avec sa famille et adopta le nom de Molière. Après avoir joué avec sa troupe dans divers quartiers de la capitale, il partit en province. Il joua à Bordeaux une Thébaïde qui n’obtint guère de succès. Ce furent donc ensuite des impromptus comme « le Médecin Volant » et « la Jalousie du Barbouillé« . Ce n’était ni plus ni moins que les brouillons de « Médecin malgré lui » et de « Georges Dandin« .

Il partait ainsi à l’aventure avec ses compagnons et fut reçu chez le prince de Conti. C’est au cours de ces errances qu’en 1653, à Lyon, il présenta sa première vraie pièce ; « l’Etourdi ». Il avait alors trente et un ans. Pendant son séjour dans cette ville, il tomba amoureux de Mlle Duparc et de Mlle de Brie, qui faisaient toutes les deux partie d’une autre troupe. Il n’hésita pas à les faire engager dans sa propre bande. Finalement lassé de la belle Duparc, il se consola avec Mlle de Brie.

Après quelques années dans le Midi, Molière se rapprocha de la capitale et grâce à  la protection de Monsieur, duc d’Orléans, il vint jouer  « Nicomède » sous les yeux du roi. C’était le 24 octobre 1658. La Cour et les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne étaient présents et l’applaudirent. Satisfait, le roi aurorisa la troupe à s’installer à Paris

Durant les quatorze années qui succédèrent, Molière ne cessa d’écrire, jusqu’à sa mort, en 1673.

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  • tartuffe de moliere (biographie)